fiñv
['fĩ:v] — « mouvement » en breton
['fĩ:v] — « mouvement » en breton
Volcans, eau, sols, climat : je relie les processus physiques aux données satellitaires pour comprendre comment les territoires se transforment.
Un regard sur les territoires
Des cas concrets à explorer, puis des méthodes pour les comprendre.
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Un outil pour lire les décisions officielles
Consulter les reconnaissances de catastrophe naturelle, retrouver une commune et comprendre le contexte d’une publication.
La carte Iris présente la dernière publication au Journal officiel intégrée au site. L’absence d’une commune dans cette publication ne signifie pas un refus.
Nicolas Le Corvec · Géoscientifique et data scientist
J’ai grandi dans un petit village de la côte bretonne, dans une famille ouvrière. Ce point de départ donne une manière de regarder le monde : par le concret, par les contraintes matérielles, par les territoires réels plutôt que par les abstractions.
Mon accès à la science, à la recherche et à l’international s’est construit par l’école publique, les études, le travail, les rencontres et quelques bifurcations décisives. Cette trajectoire continue de structurer mon rapport à la science : mesurer et modéliser doivent servir à mieux qualifier les situations, les risques et les décisions possibles.
Mon parcours scientifique a commencé par la géologie et la volcanologie : observer les formes, les structures, les roches et les paysages, puis les relier à des processus physiques comme la déformation, la fracturation ou la propagation des magmas.
Cette formation m’a donné une méthode : partir du terrain, accepter l’hétérogénéité, raisonner à plusieurs échelles et articuler observations incomplètes, données indirectes et modèles physiques.
Après plusieurs années de recherche académique, mon travail s’est déplacé vers les géosciences appliquées. J’ai travaillé comme ingénieur géotechnicien sur des sinistres liés au retrait-gonflement des argiles, dans le cadre du régime français CatNat sécheresse.
Cette expérience a profondément changé mon regard sur le risque. Derrière les cartes, les classes d’aléa et les rapports techniques, il y a des maisons fissurées, des habitants épuisés, des expertises contradictoires et des décisions difficiles à comprendre.
Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène lent, hétérogène, lié aux sols, au climat, à la végétation, au bâti et aux usages du territoire. Il ne se résume pas à une couleur sur une carte.
Les satellites ne remplacent ni le terrain, ni la géotechnique, ni l’expertise locale. Mais ils apportent une capacité unique : observer des déformations lentes, répétées et spatialement continues sur de longues périodes.
L’InSAR permet de mesurer des mouvements du sol de l’ordre du millimètre à partir d’images radar satellitaires. Ce n’est pas une baguette magique : les signaux sont bruités, les géométries d’acquisition sont complexes et les séries temporelles doivent être interprétées avec prudence.
Bien utilisée, cette information permet de documenter des dynamiques invisibles à l’œil nu : saisonnalité, amplitude, récurrence, réponse aux sécheresses, relation avec l’humidité des sols et différences entre contextes urbains, géologiques ou végétalisés.
fiñv vise à transformer des données hétérogènes en indicateurs territoriaux lisibles : tendances, amplitudes saisonnières, qualité du signal, corrélations hydrologiques, cohérence spatiale, comparaison entre sources et périodes.
L’objectif n’est pas d’ajouter une carte de plus dans un paysage déjà saturé de couches SIG. L’objectif est de produire des analyses qui aident à comprendre, prioriser et décider.
Les applications concernent notamment le retrait-gonflement des argiles, les déformations urbaines, la subsidence, les instabilités lentes et les effets territoriaux du changement climatique sur les sols, les bâtiments et les infrastructures.
Une analyse n’a de valeur que si ses hypothèses, ses limites et ses incertitudes peuvent être expliquées. C’est cette exigence qui guide fiñv : transformer des données complexes en éléments de compréhension, sans masquer les incertitudes ni vendre des certitudes fragiles.
Si vous travaillez sur un territoire, un portefeuille de bâtiments, une infrastructure ou un jeu de données lié aux mouvements du sol, je propose un premier échange de 30 minutes pour comprendre le besoin, identifier les données disponibles et voir ce que l’observation de la Terre peut apporter.
Échanger · Étudier · Construire
Un phénomène à comprendre, des données à interpréter ou une méthode à construire : commençons par votre point de départ.
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